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samedi 13 septembre 2014

Crayonnés de Conan

Parfois je me demande si ebay n’a pas été (aussi) créé pour mettre en contact les amateurs de planches originales de comics, qui sans ça se trouveraient bien esseulés. Sans ebay, quelles possibilités y aurait-il de faire se rencontrer des passionnés de cet art « mineur » ? (cet article aurait dû être écrit avant la formidable exposition « L’art des super-héros Marvel » qui s’est tenue au musée d’art ludique de Paris) Sans ebay où achèterions-nous nos planches ? Chez de trop rares dealers qui pratiquent des prix prohibitifs et tirent vers le haut le marché ? (j’ai enchéri sur des planches que j’ai vu remettre en vente quelques jours plus tard sur les sites professionnels, au double ou au triple du prix auquel elles étaient parties sur ebay)
Ebay n’est donc pas uniquement un lieu de vente et d’achat. C’est aussi un lieu de rencontre et même d’exposition ! Si, si ! Je connais des amateurs qui mettent en vente des planches et des dessins originaux non pas pour les vendre (d’où certaines mises à prix un peu excessives) mais pour les partager, pour dire leur amour de ces pages produites souvent à un rythme infernal pour être ensuite diffusées dans le monde entier sous l’estampille Marvel ou DC. Non, ne riez pas, je l’ai fait et je ne suis pas le seul. J’ai récemment rencontré un de ces passionnés à l’occasion d’une remise en mains propres de « roughs » de Conan.
Il s’agissait de crayonnés tirés de la mini série « Death covered in gold » par Roy Thomas et John Buscema, parue aux USA en 1999 et en France en 2000 dans les N° 2, 3 et 4 de « Conan le Barbare ».
Nous avons passé un moment formidable à une terrasse de café à nous émerveiller de souvenirs que nous croyions exclusivement personnels mais qui, en réalité, sont partagés par toute une génération. Ce n’est qu’une fois rentré chez moi que j’ai découvert que j’avais les bédés correspondantes dans ma bibliothèque. Avec une joie de gamin (la même qui m’anime à chaque fois), j’ai aussitôt confronté les versions. Le crayonné d’une part et la version imprimée d’autre part. Il me manque, pour être complet, la version encrée par le maestro himself, Big John. Dans le cas présent, je ne suis toutefois pas certain que cette étape intermédiaire dans le processus de publication, soit la plus belle des trois. Je le répète, je ne suis pas fan de l’encrage de John Buscema que je trouve souvent trop « plat » et pas assez nuancé. Sans doute mon goût dans ce domaine a-t-il été influencé par les encrages riches et plein de fioritures d’Alcala, Tony de Zuniga, Rudy Nebres (Et Yong Montano !) qui, à mon sens, bonifie, exalte, le talent de John Buscema (le pauvre doit se retourner dans sa tombe, lui qui détestait cordialement la plupart de ses encreurs, accusés de trahir son travail).
Dans les exemples présentés ci-dessous il m’apparaît clairement que le crayonné est plus riche, plus chargé d’émotion, que le dessin colorisé. Plus de force. Plus de mouvement. Plus de vie. En attendant de pouvoir un jour peut-être comparer les trois étapes - crayonné, dessin encré, dessin colorisé - je vous laisse juger !








samedi 5 octobre 2013

Conan, John Buscema et ses encreurs...

C’est pour moi une source perpétuelle d’émerveillement et parfois de stupéfaction que d’observer, d’une part, comment les divers encreurs de Big John sur Conan ont apporté leur patte à l’œuvre du maître et d’autre part comment ils confèrent aujourd’hui une plus ou moins grande valeur financière aux planches originales sur lesquelles ils ont travaillées.
Ainsi, une planche encrée par Alfredo Alcala ou par Bob Camp ne vaut pas du tout le même prix. Loin s’en faut ! Ce n'est d'ailleurs pas pour rien que nos amis américains utilisent parfois le terme de "embellisher" à la place de "inker" !
Je l’ai déjà dit, Big John n’aimait pas beaucoup le travail de ses encreurs. Il ne reconnaissait plus son trait. Sur ses vieux jours, il déplorait de n’avoir pas eu davantage de temps pour encrer ses planches. Pourtant… Pourtant à bien y regarder je trouve que les planches qu’il a lui-même encrées sont souvent moins bonnes que celles encrées par Alfredo Alcala, Tony de Zuniga ou Rudy Nebres pour ne citer que ceux parmi les plus célèbres. Célèbres à juste titre d’ailleurs, car dès qu’ils ont été à la plume ou au pinceau ces trois-là ont fait des merveilles. Mon préféré reste Tony de Zuniga dont je trouve le travail délicat d’une qualité irréprochable et constante. J’aime aussi son emploi du zipatone, ces trames imprimées sur des films transparents adhésifs, qui donnent un bel effet de finition aux fonds et aux décors.
Alfredo Alcala, le plus côté des encreurs de Buscema sur le Cimmérien, a réalisé un travail énorme, incomparable sur les aventures telles que ou « The tower of the éléphant » (Savage Sword Of Conan  #24) ou « The slithering shadow » (SSOC #20) ; pourtant je trouve à son Conan un visage trop brutal et simiesque. Logique que John Buscema n’ait pas été satisfait. Par ailleurs, la qualité de son travail est très variable. Il y a un monde entre “The citadel at the center of time » (Savage Sword Of Conan #7) et « The blood of the gods » (SSOC #28).
J’aime aussi beaucoup Rudy Nebres. J’aime son coup de pinceau immédiatement reconnaissable, son style caractéristique et soigné, même si ses visages (du moins lorsqu’ils ne sont pas en gros plan) manquent de précision et mériteraient un coup de plume plus expressif.
Ernie Chan, a fait du bon boulot au début sur la série Conan the Barbarian, mais au fil des années son trait s’est épaissi. Immédiatement reconnaissable, c’est l’encreur que j’apprécie le moins.
De nombreux artistes sont intervenus sur les Breakdowns de Buscema. Certains se sont révélés excellents (Ah ! Yong Montano sur « The abode of the damned » SSOC # 11 ou encore Nestor Redondo ou Ricardo Villamonte) Et puis il y les autres comme Steve Gan, Bob Mac Leod, Armando Gil, ER Cruz, Danny Bulanadi, Bob Camp et tant d’autres.
Même les maîtres se sont cassés les dents à ce travail : Dick Giordano (Conan the Barbarian #48), Joe Sinnott (Conan the Barbarian #46) n’étaient pas de taille. Ces deux-là étaient plus à l’aise sur des super-héros costumés évoluant en milieu urbain que sur des barbares à demi-nus parcourant des contrés exotiques.
S’il est difficile d’établir une côte des planches originales de John Buscema car le prix est sujet à de nombreux facteurs (série, année de parution, présence plus ou moins fréquente de Conan, scène d’action ou non, apparition de personnages secondaires appréciés – Red Sonja, Bélit, Valéria, Thoth Amon, par exemple -,  présence d’une belle donzelle plus ou moins dévêtue, composition de la page, encreur…) voici néanmoins quelques exemples de prix de planches vendues sur Ebay au cours des derniers mois, ainsi que pour mon plaisir personnel une page encrée par Yong Montano.

 
 SSOC #15 encré par Alfredo Alcala : 8601$ (août 2013)

 
 SSOC #26 encré par Tony de Zuniga : 625$ (février 2013) 

 
 SSOC # 98 encré par Rudy Nebres : 425 $ (août 2013)

 
 Conan the Barbarian #86 encré par Ernie Chan : 833 € (juin 2013)

 
 Conan "Death covered in gold" encré par John Buscema : 625 $ (août 2013)

 
SSOC #11 encré par Yong Montano

dimanche 21 novembre 2010

CONAN par JOHN BUSCEMA (Etudes)




Rough pages Conan par John Buscema

Travaux préparatoires (rough page) de John Buscema pour Conan the barbarian ou The Savage Sword of Conan.
Une belle occasion de disposer d’une étude faite de la main du maître et de découvrir la façon de travailler de Big John.
Quelques traits esquissés au crayon et les personnages sont déjà vivants ! Regardez le visage de Conan, celui des filles… tout y est déjà à l’état brut.
Simplement splendide !
Les dessins sont réalisés sur des feuilles souples un peu plus grandes que les pages officielles Marvel. Dimension : 30 cm X 45,5 cm environ.

jeudi 28 octobre 2010

CONAN THE BARBARIAN # 172 page 18 par John BUSCEMA (1985)

JOHN BUSCEMA

John Buscema encore avec celui qui fut son personnage favori, Conan The barbarian, ici aux prises avec une horde de sauvages Pictes.
Superbe scène de bataille. Encre de chine sur papier Marvel jauni par le temps, pour cette page 18 du numéro 172 de Conan the barbarian (1985)

jeudi 7 janvier 2010

JOHN BUSCEMA

« Big » John Buscema est né le 11 décembre 1927 et décédé le 10 janvier 2002.
Celui qu’on a surnommé le Michelangelo du comics fut dans les années 1970 l'un des principaux dessinateurs de la Marvel Comics. Il assura le succès de nombreuses séries parmi lesquelles : The Avengers, The Silver Surfer, Thor, Wolverine…, mais de son propre aveux trouvait peu de plaisir a dessinner des super-héros.
John Buscema ne s'est jamais aussi parfaitement exprimé qu'en animant des personnages d'Heroic Fantasy. La série de Conan le Barbare, qu'il suivra pendant près de quinze années, reste à cet égard l'une de ses plus belles réussites.