dimanche 29 novembre 2015
John Romita Jr : une araignée aux prises avec deux pieuvres !
On aime ou on n’aime pas JRJ. Nombreux cependant doivent être les lecteurs qui l’apprécient, sinon on ne lui connaîtrait pas une telle longévité et le retrouverait pas à la tête d’un aussi grand nombre de titres.
Depuis la fin des années 70, il a marqué de son style inimitable (surtout à partir de son travail sur Daredevil) les plus grandes séries avec un formidable appétit : Iron Man, Punisher, Avengers, Captain America, Daredevil, Hulk, X-Men, Thor, Spider-man (liste à compléter vous-même !)
Plus prolifique et éclectique ? Il faut sans doute remonter à « Big » John Buscema pour trouver.
Plus récemment notre homme a même fait des infidélités à Marvel pour illustrer Superman chez DC
Sur cette page encrée par Scott Hanna on retrouve Spider-Man aux prises avec Doctor Octopus et le criminel Luke Carlyle.
Spider-Man et Doc Oc ! Combien de fois ces deux-là se sont-ils affrontés ? Impossible de compter ! C’est un classique indémodable ! Doc Oc : un méchant emblématique des origines de la saga Parker. Sauf que cette fois la menace est double puisqu’un « clone » du super vilain, encore plus vicieux, se mêle à la partie ! Spider-Man a donc fort à faire !
On a ici un flamboiement de destruction bien orchestré par JrJ et une belle mise en page. Spidey accroché dans un angle comme une araignée dans sa toile. La maîtrise narrative de JrJ apparaît ici dans toute son évidence.
Egalement, la page colorisée par Dan Kemp pour vous donner une idée du « produit » final un peu flashy à mon goût.
Pour tout connaître de JRJ je vous renvoie au formidable blog de Philippe Cordier fin connaisseur – et le mot est faible – de l’univers des comics et de JRJ : Phil & Co...mics
Depuis la fin des années 70, il a marqué de son style inimitable (surtout à partir de son travail sur Daredevil) les plus grandes séries avec un formidable appétit : Iron Man, Punisher, Avengers, Captain America, Daredevil, Hulk, X-Men, Thor, Spider-man (liste à compléter vous-même !)
Plus prolifique et éclectique ? Il faut sans doute remonter à « Big » John Buscema pour trouver.
Plus récemment notre homme a même fait des infidélités à Marvel pour illustrer Superman chez DC
Sur cette page encrée par Scott Hanna on retrouve Spider-Man aux prises avec Doctor Octopus et le criminel Luke Carlyle.
Spider-Man et Doc Oc ! Combien de fois ces deux-là se sont-ils affrontés ? Impossible de compter ! C’est un classique indémodable ! Doc Oc : un méchant emblématique des origines de la saga Parker. Sauf que cette fois la menace est double puisqu’un « clone » du super vilain, encore plus vicieux, se mêle à la partie ! Spider-Man a donc fort à faire !
On a ici un flamboiement de destruction bien orchestré par JrJ et une belle mise en page. Spidey accroché dans un angle comme une araignée dans sa toile. La maîtrise narrative de JrJ apparaît ici dans toute son évidence.
Egalement, la page colorisée par Dan Kemp pour vous donner une idée du « produit » final un peu flashy à mon goût.
Pour tout connaître de JRJ je vous renvoie au formidable blog de Philippe Cordier fin connaisseur – et le mot est faible – de l’univers des comics et de JRJ : Phil & Co...mics
vendredi 30 octobre 2015
Will Conrad "The Shadow Kingdom"
Will Conrad ou plus exactement Vilmar Conrado est un artiste brésilien né en 1970 et originaire de Belo Horizonte.
Dès l'âge de 18 ans, il commence à travailler comme illustrateur pour l'industrie du spectacle, des romans et des journaux. Vers 17 ans, il accède au marché américain des comics. Il a été tour à tour encreur, cover artist et dessinateur pour Dark Horse, Image, Dynamite, Marvel, DC, sur des titres comme : Red Sonja ; Serenity, Conan, Kull, Angel & Faith, Teen Titans, Green Lantern, Nightwing, Action Comics, Elektra, Emma Frost, She Hulk, Black Panther, Wolverine, Avengers, X-Men...
Côté influences, il cite Hal Foster, Frank Frazetta, Norman Rockwell, John Buscema, Will Eisner, John Romita, Joe Kubert, Mark Shultz, Barry Windsor Smith, Neal Adams ou Mike Deodato Jr. Il avoue aussi être un grand amateur d'heroic-fantasy et avoir passé de longues heures sur les artbooks de Frank Frazetta.
Ce fan de Conan et du tandem Buscema-Alcala ne pouvait donc pas résister aux propositions qui lui ont été faites d'illustrer le Cimmérien (Conan and the Midnight God pour Dark Horse) puis Kull, mais aussi Red Sonja.
Il dit aimer "travailler sur les ombres, détailler le background et les personnages et (mettre) beaucoup d'énergie dans (ses) traits."On peut le voir sur la planche (crayons exclusivement) très dynamique, dense et fouillée, techniquement irréprochable, présentée ici et issue de la série KULL THE SHADOW KINGDOM et de la nouvelle "By this axe I rule " de Robert E Howard (pour la petite histoire Howard réutilisera plus tard cette nouvelle pour en faire une aventure de Conan en la rebaptisant : "The phoenix on the sword" )
Le roi de Valusie Kull et son fidèle Brule, le tueur à la lance (ici avec un sabre !), sont en pleine action, massacrant la race maudite des hommes serpents !
"Ka nama kaa lajerama!"
Du beau travail !
« Par cette hache je règne ! Voici mon sceptre ! J’ai lutté et transpiré pour être le roi pantin que vous vouliez que je sois … pour que je règne à votre façon. Dorénavant, je régnerai à ma façon. Si vous ne voulez pas vous battre, vous devrez obéir. Les lois qui sont justes seront conservées ; les lois qui ont fait leur temps, je les briserai comme j’ai brisé celle-là. Je suis le roi ! » ( "Par cette hache, je règne", in Kull le Roi Barbare par Robert E Howard Ed NéO, traduction François Truchaud)
Source : planetebd.com
Dès l'âge de 18 ans, il commence à travailler comme illustrateur pour l'industrie du spectacle, des romans et des journaux. Vers 17 ans, il accède au marché américain des comics. Il a été tour à tour encreur, cover artist et dessinateur pour Dark Horse, Image, Dynamite, Marvel, DC, sur des titres comme : Red Sonja ; Serenity, Conan, Kull, Angel & Faith, Teen Titans, Green Lantern, Nightwing, Action Comics, Elektra, Emma Frost, She Hulk, Black Panther, Wolverine, Avengers, X-Men...
Côté influences, il cite Hal Foster, Frank Frazetta, Norman Rockwell, John Buscema, Will Eisner, John Romita, Joe Kubert, Mark Shultz, Barry Windsor Smith, Neal Adams ou Mike Deodato Jr. Il avoue aussi être un grand amateur d'heroic-fantasy et avoir passé de longues heures sur les artbooks de Frank Frazetta.
Ce fan de Conan et du tandem Buscema-Alcala ne pouvait donc pas résister aux propositions qui lui ont été faites d'illustrer le Cimmérien (Conan and the Midnight God pour Dark Horse) puis Kull, mais aussi Red Sonja.
Il dit aimer "travailler sur les ombres, détailler le background et les personnages et (mettre) beaucoup d'énergie dans (ses) traits."On peut le voir sur la planche (crayons exclusivement) très dynamique, dense et fouillée, techniquement irréprochable, présentée ici et issue de la série KULL THE SHADOW KINGDOM et de la nouvelle "By this axe I rule " de Robert E Howard (pour la petite histoire Howard réutilisera plus tard cette nouvelle pour en faire une aventure de Conan en la rebaptisant : "The phoenix on the sword" )
Le roi de Valusie Kull et son fidèle Brule, le tueur à la lance (ici avec un sabre !), sont en pleine action, massacrant la race maudite des hommes serpents !
"Ka nama kaa lajerama!"
Du beau travail !
« Par cette hache je règne ! Voici mon sceptre ! J’ai lutté et transpiré pour être le roi pantin que vous vouliez que je sois … pour que je règne à votre façon. Dorénavant, je régnerai à ma façon. Si vous ne voulez pas vous battre, vous devrez obéir. Les lois qui sont justes seront conservées ; les lois qui ont fait leur temps, je les briserai comme j’ai brisé celle-là. Je suis le roi ! » ( "Par cette hache, je règne", in Kull le Roi Barbare par Robert E Howard Ed NéO, traduction François Truchaud)
Source : planetebd.com
samedi 25 juillet 2015
Rob Liefield : The Most Hated Man in Comics.
Rob
Liefield mérite-t-il toute la haine que l'on déverse sur lui ?
De
nombreux fans de comics le détestent. A tel point qu'il existe même des blogs
et des sites spécialement dédiés à cette détestation ! (Fuckyeah Rob Liefeld! ; A Gallery of Rob Liefled's Anatomical Abominations -Unreality ; The 40 Worst Rob Liefeld Drawings - Progressive Boink ; I Hate RobLiefeld's Art - Hero Machine)
Même
Barry Windsor Smith s'est y mis en raillant l'absence de culture et de
références classiques du dessinateur : "Rob Liefeld has nothing to offer. It’s as plain as bacon on your plate. He has nothing to offer. He cannot
draw. He can’t write. He is a young boy almost, I would expect, whose culture
is bubble gum wrappers, Saturday morning cartoons, Marvel comics; that’s his
culture. Somebody was at his house and came back with a report: There is not a
single book in his house — only comic books." (interview intégrale ICI)
Habillé
pour l'hiver le garçon !
Alors
qu'est-ce qu'on lui reproche ? Son dessin outrancier qui se contre-fiche de
l'anatomie humaine ? Le fait qu'il déteste dessiner des pieds (il le reconnaît
lui-même) ? Ses armes monumentales qui débordent de canons et d'extensions ?
Son succès trop rapide ? Ses "emprunts" voire ses plagiats à d'autres
auteurs ? (Exemples ICI), la création pour Images et Awesome Comics de
personnages étrangement similaires à ceux de DC ou Marvel (Agent America !)
Alors
oui c'est vrai que certaines images peuvent heurter la sensibilité artistique
de certains lecteurs. Que sa conception des hommes et des femmes est pour le
moins étrange. Que les visages qu'il dessine sont affreusement lisses, tirés et
exsangues (excès de Botox ?). Pourtant si on y réfléchit bien Jack Kirby et
Barry Smith (pré-Windsor) ne s'embarrassaient pas non plus de ce genre de
détails ! (Quant à Barry Smith son style du début était une copie de Kirby –
Cf. Conan The barbarian #1 et de Steranko - Cf. Daredevil #52)
A
son actif il y a quand même de bonnes choses. Il a créé le personnage
(cartoonesque) de Deadpool et celui de Cable entre autres, il a fait partie du
groupe de dessinateurs (avec Todd McFarlane - pas mal décrié lui aussi - , Marc
Silvestri, Jim Lee...) qui ont créé Images Comics.
Chez
Marvel, il a illustré Captain America pour un Captain Amérira Reborn
controversé mais qui connu un gros succès commercial, les X-Men, X-Force (1
million de copies vendues), The New Mutants, Wolverine... Chez DC Comics il a
dessiné Haw & Dove, Teen Titans, Deathstroke...
La
planche présentée ici est issue de la série Hawk and Dove sur laquelle Liefeld
il avait commencé sa carrière à la fin des années 80. La série s'arrêtera après
8 numéros faute de succès. Elle représente Deadman (où sont passées sa
collerette et sa ceinture ?) et Dove.
Alors,
on aime ou on aime pas Rob, mais je trouve ce splash plutôt sympa !
samedi 21 mars 2015
Bombsells mutantes ! par Terry Dodson et Rachel Dodson
Une des premiers mots qui me vient à l'esprit quand je pense au trait de Terry Dodson, c'est "élégance". Un trait fin et délicat. Souple et tout en courbes (On dirait qu'il n'aime pas les angles cet homme-là !) Le second, c'est sexy. Il faut dire que le bougre sait dessiner les femmes. Ces "bombshells" en sont de sacrés preuves (là encore, il y a peu d'angles !)
D'ailleurs, c'est à se demander s'il ne choisit pas les séries sur lesquelles il travaille en fonction de leur potentiel féminin ! La preuve ? Chez DC : Harley Quinn, Wonder Woman, Cat Woman (covers). Chez Marvel : Uncanny X-men, Spider-Man and the Black Cat, Star Wars : Princess Leia ! Ne me dites pas que c'est pur hasard !
Terry travaille en famille puisque c'est son épouse, Rachel, qui encre ses dessins. Pour mieux le surveiller ? Pour l'inspirer ? Pour les sublimer, c'est sûr !
La sensualité, la grâce, mais aussi le classicisme des dessins du couple ne pouvaient que séduire les Français. Dès 2005, Terry signe pour les Humanoïdes Associés "Coraline", premier tome de la série érotique Songes, sur un scénario de Filippi. Plus récemment (2013), il a sorti "Red Skin", dont l'héroïne est une petite sœur de Black Widow, chez Glénat avec Xavier Dorison au scénario.
La page de Uncanny X-Men présentée ici apparaît donc comme une parfaite synthèse de son œuvre, mélange exquis de ses bombshells iconiques et des comics : on y retrouve Storm et Emma Frost sublimes au milieu d'autres femmes tout aussi exquises.
Qui pourrait résister à de telles beautés ? En tout cas, moi je n'ai pas pu !
D'ailleurs, c'est à se demander s'il ne choisit pas les séries sur lesquelles il travaille en fonction de leur potentiel féminin ! La preuve ? Chez DC : Harley Quinn, Wonder Woman, Cat Woman (covers). Chez Marvel : Uncanny X-men, Spider-Man and the Black Cat, Star Wars : Princess Leia ! Ne me dites pas que c'est pur hasard !
Terry travaille en famille puisque c'est son épouse, Rachel, qui encre ses dessins. Pour mieux le surveiller ? Pour l'inspirer ? Pour les sublimer, c'est sûr !
La sensualité, la grâce, mais aussi le classicisme des dessins du couple ne pouvaient que séduire les Français. Dès 2005, Terry signe pour les Humanoïdes Associés "Coraline", premier tome de la série érotique Songes, sur un scénario de Filippi. Plus récemment (2013), il a sorti "Red Skin", dont l'héroïne est une petite sœur de Black Widow, chez Glénat avec Xavier Dorison au scénario.
La page de Uncanny X-Men présentée ici apparaît donc comme une parfaite synthèse de son œuvre, mélange exquis de ses bombshells iconiques et des comics : on y retrouve Storm et Emma Frost sublimes au milieu d'autres femmes tout aussi exquises.
Qui pourrait résister à de telles beautés ? En tout cas, moi je n'ai pas pu !
jeudi 19 février 2015
Superman crucifié entre passé et futur par Carlos Pacheco et Jésus Mérino
J'ai découvert Carlos Pacheco en lisant Arrowsmith. Découverte par hasard, cette mini série a été une vraie claque pour moi. Ou plus exactement un gros coup de coeur. Un dessin classique mais inventif, au service d'une superbe histoire de Fantasy sur fond de première guerre mondiale. C'est intelligent, beau et émouvant.
Carlos Pacheco est un dessinateur et dessinateur espagnol autodidacte. Il s'est inspiré du travail d'artistes tels que Neal Adams, John Buscema, Gil Kane ou George Perez (y'a pire comme influences et ça explique sans doute mon attirance pour son travail).C'est également un homme sympathique et abordable comme j'ai pu m'en rendre compte lors d'une convention à Paris, il y a quelques années.
Avec son compère Jesus Merino à l'encrage, ils ont signé de superbes pages de Avengers For Ever, Superman Camelot Falls, FF. Il semble pourtant que le bonhomme ne souhaite plus que son travail soit encré. Les planches actuellement disponibles à la vente sont donc de son seul
crayon. Parce que Merino est passé au dessin ? Je l'ignore.
Carlos a commencé à être connu à la fin des années 90 avec Avengers Forever. On le retrouve au début des années 2000 sur des titres comme X-Men, Fantastic Four ou Inhumans comme scénariste. Il passe ensuite chez DC où il illustre donc le sublime Arrowsmith avec Busiek au scénario, puis Superman, The Flash, JSA/JLA, Superman/Batman etc. Il revient chez Marvel où on le voit sur Uncanny X-Men, Ultimate Comics: Avengers. Pacheco est également l'un des artistes qui a travaillé sur la série the Age of Ultron. En collaboration avec le scénariste Rick Remender il a succédé à John Romita Jr sur Captain America. On a aussi pu, plus récemment, le voir sur le numéro 1 de Agents of SHIELD inspiré par la série TV, elle-même inspirée des films Marvel.
La couverture présentée ici est celle de "Superman Past and Future" une compilation d'histoires des années 40 à 80 dessinées par des gens aussi divers que John Sikela, George Papp, Curt Swan, Al Plastino, ou Keith Pollard. Carlos Pacheco en a signé la couverture avec Merino.
Il est amusant de comparer la version originale (N&B puis mise en couleurs) et la version éditée. L'expression du visage de Superman, quasi christique sur la planche originale et sa version colorisée a été remplacée par une expression totalement différente, plus volontaire, décidé. Un visage plus typiquement américain quoi : menton en avant, maxillaires tendus et regard bovin !
Superman le super-héros par excellence peut-il souffrir ? En a t-il le droit ? A cette question l'éditeur DC, a clairement répondu "non" !
Carlos Pacheco est un dessinateur et dessinateur espagnol autodidacte. Il s'est inspiré du travail d'artistes tels que Neal Adams, John Buscema, Gil Kane ou George Perez (y'a pire comme influences et ça explique sans doute mon attirance pour son travail).C'est également un homme sympathique et abordable comme j'ai pu m'en rendre compte lors d'une convention à Paris, il y a quelques années.
Avec son compère Jesus Merino à l'encrage, ils ont signé de superbes pages de Avengers For Ever, Superman Camelot Falls, FF. Il semble pourtant que le bonhomme ne souhaite plus que son travail soit encré. Les planches actuellement disponibles à la vente sont donc de son seul
crayon. Parce que Merino est passé au dessin ? Je l'ignore.
Carlos a commencé à être connu à la fin des années 90 avec Avengers Forever. On le retrouve au début des années 2000 sur des titres comme X-Men, Fantastic Four ou Inhumans comme scénariste. Il passe ensuite chez DC où il illustre donc le sublime Arrowsmith avec Busiek au scénario, puis Superman, The Flash, JSA/JLA, Superman/Batman etc. Il revient chez Marvel où on le voit sur Uncanny X-Men, Ultimate Comics: Avengers. Pacheco est également l'un des artistes qui a travaillé sur la série the Age of Ultron. En collaboration avec le scénariste Rick Remender il a succédé à John Romita Jr sur Captain America. On a aussi pu, plus récemment, le voir sur le numéro 1 de Agents of SHIELD inspiré par la série TV, elle-même inspirée des films Marvel.
La couverture présentée ici est celle de "Superman Past and Future" une compilation d'histoires des années 40 à 80 dessinées par des gens aussi divers que John Sikela, George Papp, Curt Swan, Al Plastino, ou Keith Pollard. Carlos Pacheco en a signé la couverture avec Merino.
Il est amusant de comparer la version originale (N&B puis mise en couleurs) et la version éditée. L'expression du visage de Superman, quasi christique sur la planche originale et sa version colorisée a été remplacée par une expression totalement différente, plus volontaire, décidé. Un visage plus typiquement américain quoi : menton en avant, maxillaires tendus et regard bovin !
Superman le super-héros par excellence peut-il souffrir ? En a t-il le droit ? A cette question l'éditeur DC, a clairement répondu "non" !
jeudi 18 septembre 2014
Le mystère Superman #34
Cette planche est une curiosité. D'abord parce qu'il
n'existe pas de Superman #34. Enfin si, mais il date de mai 1945 et était alors
dessiné par Sam Citron. Ce n'est pas non plus le Superman #34 Vol 2 qui date quant
à lui d’août 1989 et qui était dessiné par Kerry Gammill ou le Superman #34 Vol
3 d'août 2014 dessiné par John Romita Jr. Alors serait-ce un épisode de Action
Comics ou de The Superman Family ? Que nenni.
Des recherches poussées basées sur le nom du dessinateur crédité
au moment de mon acquisition m'ont permis d'avoir l'explication - enfin un
début.
Le numéro 34 de Superman a effectivement été dessiné par Ross
Andru et il a été encré par Dick Giordano. Je pense qu'on peut être affirmatif
puisque c'est Dick Giordano lui-même qui l'affirme dans sa galerie sur
Comicartfans.com.
Cela n'explique toutefois pas quel est - où est - ce
mystérieux N° 34. Mais là, une recherche Google sur le titre de
l'épisode ("City under Seige" - savoureuse coquille !) et sur le nom
de l'encreur nous conduit à la solution. Ce n'était pas le N° 34 de Superman
mais le N° 34 de Power Records ("The action comes alive as you read !") qui proposait dans un lointain âge de bronze du
comics un combiné "book & record set" aux lecteurs enthousiastes.
On découvre sur le site l'histoire complète de Superman mise en couleur et donc la fameuse page !
On
découvre aussi que RP ne se limitait pas aux seuls DC comics (Superman et
Batman) mais que Star Trek, Planet of the Apes, Dracula, Space 1999 et même
Conan (par John Buscema & Neal Adams !) ont eu aussi droit à leurs aventures
audio et qu'ils ont fait les beaux jours de cette curieuse association.
Pour en revenir à Superman #34, l'échange de commentaires sur le site powerrecord.blogspot.com est instructif, puisque leurs auteurs évoquent divers noms au dessin comme à l'encrage.
Cela en dit long sur la façon dont travaillaient, à l'époque, les dessinateurs et les
encreurs sur un art industriel mineur que l'on nomme aujourd'hui
9ème art.
La planche peut être datée de 1977 / 1978.
samedi 13 septembre 2014
Crayonnés de Conan
Parfois je me demande si ebay n’a pas été (aussi) créé pour
mettre en contact les amateurs de planches originales de comics, qui sans ça se
trouveraient bien esseulés. Sans ebay, quelles possibilités y aurait-il de
faire se rencontrer des passionnés de cet art « mineur » ? (cet
article aurait dû être écrit avant la formidable exposition « L’art des
super-héros Marvel » qui s’est tenue au musée d’art ludique de Paris) Sans
ebay où achèterions-nous nos planches ? Chez de trop rares dealers
qui pratiquent des prix prohibitifs et tirent vers le haut le marché ?
(j’ai enchéri sur des planches que j’ai vu remettre en vente quelques jours
plus tard sur les sites professionnels, au double ou au triple du prix auquel
elles étaient parties sur ebay)
Ebay n’est donc pas uniquement un lieu de vente et d’achat.
C’est aussi un lieu de rencontre et même d’exposition ! Si, si ! Je
connais des amateurs qui mettent en vente des planches et des dessins originaux
non pas pour les vendre (d’où certaines mises à prix un peu excessives) mais
pour les partager, pour dire leur amour de ces pages produites souvent à un
rythme infernal pour être ensuite diffusées dans le monde entier sous
l’estampille Marvel ou DC. Non, ne riez pas, je l’ai fait et je ne suis pas le
seul. J’ai récemment rencontré un de ces passionnés à l’occasion d’une remise
en mains propres de « roughs » de Conan.
Il s’agissait de crayonnés tirés de la mini série
« Death covered in gold » par Roy Thomas et John Buscema, parue aux
USA en 1999 et en France en 2000 dans les N° 2, 3 et 4 de « Conan le
Barbare ».
Nous avons passé un moment formidable à une terrasse de café
à nous émerveiller de souvenirs que nous croyions exclusivement personnels mais
qui, en réalité, sont partagés par toute une génération. Ce n’est qu’une fois
rentré chez moi que j’ai découvert que j’avais les bédés correspondantes dans
ma bibliothèque. Avec une joie de gamin (la même qui m’anime à chaque fois),
j’ai aussitôt confronté les versions. Le crayonné d’une part et la version
imprimée d’autre part. Il me manque, pour être complet, la version encrée par
le maestro himself, Big John. Dans le cas présent, je ne suis toutefois pas
certain que cette étape intermédiaire dans le processus de publication, soit la
plus belle des trois. Je le répète, je ne suis pas fan de l’encrage
de John Buscema que je trouve souvent trop « plat » et pas assez
nuancé. Sans doute mon goût dans ce domaine a-t-il été influencé par les
encrages riches et plein de fioritures d’Alcala, Tony de Zuniga, Rudy Nebres
(Et Yong Montano !) qui, à mon sens, bonifie, exalte, le talent de John Buscema
(le pauvre doit se retourner dans sa tombe, lui qui détestait cordialement la
plupart de ses encreurs, accusés de trahir son travail).
Dans les exemples présentés ci-dessous il m’apparaît
clairement que le crayonné est plus riche, plus chargé d’émotion, que le dessin
colorisé. Plus de force. Plus de mouvement. Plus de vie. En attendant de
pouvoir un jour peut-être comparer les trois étapes - crayonné, dessin encré,
dessin colorisé - je vous laisse juger !
samedi 5 octobre 2013
Conan, John Buscema et ses encreurs...
C’est pour moi une source perpétuelle d’émerveillement et
parfois de stupéfaction que d’observer, d’une part, comment les divers encreurs
de Big John sur Conan ont apporté leur patte à l’œuvre du maître et d’autre
part comment ils confèrent aujourd’hui une plus ou moins grande valeur
financière aux planches originales sur lesquelles ils ont travaillées.
Ainsi, une planche encrée par Alfredo Alcala ou par Bob Camp ne vaut pas du tout le même prix. Loin s’en faut ! Ce n'est d'ailleurs pas pour rien que nos amis américains utilisent parfois le terme de "embellisher" à la place de "inker" !
Je l’ai déjà dit, Big John n’aimait pas beaucoup le travail de ses encreurs. Il ne reconnaissait plus son trait. Sur ses vieux jours, il déplorait de n’avoir pas eu davantage de temps pour encrer ses planches. Pourtant… Pourtant à bien y regarder je trouve que les planches qu’il a lui-même encrées sont souvent moins bonnes que celles encrées par Alfredo Alcala, Tony de Zuniga ou Rudy Nebres pour ne citer que ceux parmi les plus célèbres. Célèbres à juste titre d’ailleurs, car dès qu’ils ont été à la plume ou au pinceau ces trois-là ont fait des merveilles. Mon préféré reste Tony de Zuniga dont je trouve le travail délicat d’une qualité irréprochable et constante. J’aime aussi son emploi du zipatone, ces trames imprimées sur des films transparents adhésifs, qui donnent un bel effet de finition aux fonds et aux décors.
Alfredo Alcala, le plus côté des encreurs de Buscema sur le Cimmérien, a réalisé un travail énorme, incomparable sur les aventures telles que ou « The tower of the éléphant » (Savage Sword Of Conan #24) ou « The slithering shadow » (SSOC #20) ; pourtant je trouve à son Conan un visage trop brutal et simiesque. Logique que John Buscema n’ait pas été satisfait. Par ailleurs, la qualité de son travail est très variable. Il y a un monde entre “The citadel at the center of time » (Savage Sword Of Conan #7) et « The blood of the gods » (SSOC #28).
J’aime aussi beaucoup Rudy Nebres. J’aime son coup de pinceau immédiatement reconnaissable, son style caractéristique et soigné, même si ses visages (du moins lorsqu’ils ne sont pas en gros plan) manquent de précision et mériteraient un coup de plume plus expressif.
Ernie Chan, a fait du bon boulot au début sur la série Conan the Barbarian, mais au fil des années son trait s’est épaissi. Immédiatement reconnaissable, c’est l’encreur que j’apprécie le moins.
De nombreux artistes sont intervenus sur les Breakdowns de Buscema. Certains se sont révélés excellents (Ah ! Yong Montano sur « The abode of the damned » SSOC # 11 ou encore Nestor Redondo ou Ricardo Villamonte) Et puis il y les autres comme Steve Gan, Bob Mac Leod, Armando Gil, ER Cruz, Danny Bulanadi, Bob Camp et tant d’autres.
Même les maîtres se sont cassés les dents à ce travail : Dick Giordano (Conan the Barbarian #48), Joe Sinnott (Conan the Barbarian #46) n’étaient pas de taille. Ces deux-là étaient plus à l’aise sur des super-héros costumés évoluant en milieu urbain que sur des barbares à demi-nus parcourant des contrés exotiques.
S’il est difficile d’établir une côte des planches originales de John Buscema car le prix est sujet à de nombreux facteurs (série, année de parution, présence plus ou moins fréquente de Conan, scène d’action ou non, apparition de personnages secondaires appréciés – Red Sonja, Bélit, Valéria, Thoth Amon, par exemple -, présence d’une belle donzelle plus ou moins dévêtue, composition de la page, encreur…) voici néanmoins quelques exemples de prix de planches vendues sur Ebay au cours des derniers mois, ainsi que pour mon plaisir personnel une page encrée par Yong Montano.
Ainsi, une planche encrée par Alfredo Alcala ou par Bob Camp ne vaut pas du tout le même prix. Loin s’en faut ! Ce n'est d'ailleurs pas pour rien que nos amis américains utilisent parfois le terme de "embellisher" à la place de "inker" !
Je l’ai déjà dit, Big John n’aimait pas beaucoup le travail de ses encreurs. Il ne reconnaissait plus son trait. Sur ses vieux jours, il déplorait de n’avoir pas eu davantage de temps pour encrer ses planches. Pourtant… Pourtant à bien y regarder je trouve que les planches qu’il a lui-même encrées sont souvent moins bonnes que celles encrées par Alfredo Alcala, Tony de Zuniga ou Rudy Nebres pour ne citer que ceux parmi les plus célèbres. Célèbres à juste titre d’ailleurs, car dès qu’ils ont été à la plume ou au pinceau ces trois-là ont fait des merveilles. Mon préféré reste Tony de Zuniga dont je trouve le travail délicat d’une qualité irréprochable et constante. J’aime aussi son emploi du zipatone, ces trames imprimées sur des films transparents adhésifs, qui donnent un bel effet de finition aux fonds et aux décors.
Alfredo Alcala, le plus côté des encreurs de Buscema sur le Cimmérien, a réalisé un travail énorme, incomparable sur les aventures telles que ou « The tower of the éléphant » (Savage Sword Of Conan #24) ou « The slithering shadow » (SSOC #20) ; pourtant je trouve à son Conan un visage trop brutal et simiesque. Logique que John Buscema n’ait pas été satisfait. Par ailleurs, la qualité de son travail est très variable. Il y a un monde entre “The citadel at the center of time » (Savage Sword Of Conan #7) et « The blood of the gods » (SSOC #28).
J’aime aussi beaucoup Rudy Nebres. J’aime son coup de pinceau immédiatement reconnaissable, son style caractéristique et soigné, même si ses visages (du moins lorsqu’ils ne sont pas en gros plan) manquent de précision et mériteraient un coup de plume plus expressif.
Ernie Chan, a fait du bon boulot au début sur la série Conan the Barbarian, mais au fil des années son trait s’est épaissi. Immédiatement reconnaissable, c’est l’encreur que j’apprécie le moins.
De nombreux artistes sont intervenus sur les Breakdowns de Buscema. Certains se sont révélés excellents (Ah ! Yong Montano sur « The abode of the damned » SSOC # 11 ou encore Nestor Redondo ou Ricardo Villamonte) Et puis il y les autres comme Steve Gan, Bob Mac Leod, Armando Gil, ER Cruz, Danny Bulanadi, Bob Camp et tant d’autres.
Même les maîtres se sont cassés les dents à ce travail : Dick Giordano (Conan the Barbarian #48), Joe Sinnott (Conan the Barbarian #46) n’étaient pas de taille. Ces deux-là étaient plus à l’aise sur des super-héros costumés évoluant en milieu urbain que sur des barbares à demi-nus parcourant des contrés exotiques.
S’il est difficile d’établir une côte des planches originales de John Buscema car le prix est sujet à de nombreux facteurs (série, année de parution, présence plus ou moins fréquente de Conan, scène d’action ou non, apparition de personnages secondaires appréciés – Red Sonja, Bélit, Valéria, Thoth Amon, par exemple -, présence d’une belle donzelle plus ou moins dévêtue, composition de la page, encreur…) voici néanmoins quelques exemples de prix de planches vendues sur Ebay au cours des derniers mois, ainsi que pour mon plaisir personnel une page encrée par Yong Montano.
SSOC #15 encré par Alfredo Alcala : 8601$ (août 2013)
SSOC #26 encré par Tony de Zuniga : 625$ (février 2013)
SSOC # 98 encré par Rudy Nebres : 425 $ (août 2013)
Conan the Barbarian #86 encré par Ernie Chan : 833 € (juin 2013)
Conan "Death covered in gold" encré par John Buscema : 625 $ (août 2013)
SSOC #11 encré par Yong Montano
samedi 13 octobre 2012
JOHN BUSCEMA et TOM PALMER
Je ne suis pas un fan de la
série The Punisher mais j'adore cette planche. Peut-être parce qu'elle appartient
à un run baptisé "Conan with a gun", mais surtout parce qu'elle est
signée d'un tandem magique et mythique : John Buscema et Tom Palmer.
Il est bon ici de rappeler
que John Buscema n’appréciait que rarement le travail de ses
encreurs. Les trois seuls qui trouvaient grâce à ses yeux étaient : son
frère Sal, Frank Giacoia et… Tom Palmer ! Buscema mieux que quiconque savait raconter une histoire en images, on le voit sur cette page qui déborde d'énergie. Mise en page, cadrages, anatomies, trognes exacerbées... tout est incroyablement dynamique.
Ce qui me plaît ici c'est que Palmer, souvent cité comme l'un des meilleurs encreurs de l'histoire du comic book, nous livre un travail moins léché que d'habitude, et très fidèle au travail initial de Buscema. L'encrage est nerveux, vigoureux, presque sale, ce qui contribue à l'âpreté et à la violence de la page.
Rugueux sans doute mais néanmoins parfait !
samedi 1 septembre 2012
STEVE EPTING et AL WILLIAMSON
Il faut se méfier de Steve Epting ! Cet homme a non seulement tué Captain America, mais il a récidivé en éteignant la flamme de la Torche Humaine. Il a donc réussi là où Red Skull et Doctor Doom, pour ne citer qu'eux, n'ont pas réussi en plusieurs décennies d'aventures épiques !
Rien pourtant ne prédestinait cet homme à une carrière d'assassin de super-héros !
Steve Epting a commencé à travailler en 1989 pour l’éditeur indépendant, First Comics.
Début 1991, First Comics ayant disparu du paysage éditorial, Epting envoie des offres de services à divers éditeurs. Il trouve rapidement du travail chez Marvel Comics. Embauché pour réaliser la moitié des épisodes d’un arc bimensuel en six parties de The Avengers, il dessine finalement cinq des six numéros. Il devient peu après le dessinateur attitré de la série. Avec le scénariste Bob Harras et l'encreur Tom Palmer il réalise un long run (#343 à #375) qui marquera les esprits et divisera les fans (Si les dessins d’Epting furent plutôt bien accueillis, les histoires furent quant à elles jugées trop sombres)
Après avoir quitté Avengers en 1994, Epting passe quelques années à travailler sur les X-men. Il fait ensuite un bref passage sur la série X-Factor, mais se concentre surtout sur des annuals, des épisodes spéciaux, et des mini séries. Un avant-goût de mise au placard...
Vers la fin des années 90, Epting quitte Marvel pour rejoindre DC Comics, pour travailler sur la série Aquaman, aux côtés de Dan Jurgens. La série n'ayant pas eu le succès escompté, il repasse chez Marvel à l’occasion de deux numéros de la série Avengers mais, surtout, travaille pour Crossgen Comics.
2004 voit le grand retour de Steve Epting dans le giron Marvel. Et pas n'importe quel retour puisque c’est sur la série Captain America avec Ed Brubaker qu’il œuvre. Cette série est à la fois un succès critique et commercial. C'est Steve Epting qui a eu l’insigne honneur d’être celui qui tua Steve Rogers, dans Captain America #25. Les deux auteurs réussirent ensuite le pari de faire tenir la série sans son héros originel, dans des aventures où se mélangent super-héros, espionnage et série noire.
Les deux compères se retrouvent en 2009 pour Marvels Project qui plonge le lecteur dans une version remaniée des origines des premiers super-héros. Nous retrouvons ainsi, en pleine seconde guerre mondiale, les personnages qui ont façonné l'Age d'Or du comic : Namor, la Torche Humaine, Nick Fury, Captain America, Bucky et leur ennemi de toujours, Crane Rouge.
Toujours en 2009, Epting rejoint Jonathan Hickman sur Fantastic Four dont le point culminant sera la mort de Johnny Storm, The Human Torch, dans le numéro 587. Il dessinera ensuite les premiers épisodes de la nouvelle team (avec spider-man) rebaptisée FF pour Future Foundation.
La page présentée ici (Marvel Universe #1 story page 24 de 1998) et un beau résumé du talent de Steve Epting. Son sens de la composition et du storytelling, son trait précis et élégant, de facture classique, y font merveille. Elle est encrée par l'immense et mythique Al Williamson mort en 2010, auquel Epting voue une profonde admiration (il n'est pas le seul !).
Rien pourtant ne prédestinait cet homme à une carrière d'assassin de super-héros !
Steve Epting a commencé à travailler en 1989 pour l’éditeur indépendant, First Comics.
Début 1991, First Comics ayant disparu du paysage éditorial, Epting envoie des offres de services à divers éditeurs. Il trouve rapidement du travail chez Marvel Comics. Embauché pour réaliser la moitié des épisodes d’un arc bimensuel en six parties de The Avengers, il dessine finalement cinq des six numéros. Il devient peu après le dessinateur attitré de la série. Avec le scénariste Bob Harras et l'encreur Tom Palmer il réalise un long run (#343 à #375) qui marquera les esprits et divisera les fans (Si les dessins d’Epting furent plutôt bien accueillis, les histoires furent quant à elles jugées trop sombres)
Après avoir quitté Avengers en 1994, Epting passe quelques années à travailler sur les X-men. Il fait ensuite un bref passage sur la série X-Factor, mais se concentre surtout sur des annuals, des épisodes spéciaux, et des mini séries. Un avant-goût de mise au placard...
Vers la fin des années 90, Epting quitte Marvel pour rejoindre DC Comics, pour travailler sur la série Aquaman, aux côtés de Dan Jurgens. La série n'ayant pas eu le succès escompté, il repasse chez Marvel à l’occasion de deux numéros de la série Avengers mais, surtout, travaille pour Crossgen Comics.
2004 voit le grand retour de Steve Epting dans le giron Marvel. Et pas n'importe quel retour puisque c’est sur la série Captain America avec Ed Brubaker qu’il œuvre. Cette série est à la fois un succès critique et commercial. C'est Steve Epting qui a eu l’insigne honneur d’être celui qui tua Steve Rogers, dans Captain America #25. Les deux auteurs réussirent ensuite le pari de faire tenir la série sans son héros originel, dans des aventures où se mélangent super-héros, espionnage et série noire.
Les deux compères se retrouvent en 2009 pour Marvels Project qui plonge le lecteur dans une version remaniée des origines des premiers super-héros. Nous retrouvons ainsi, en pleine seconde guerre mondiale, les personnages qui ont façonné l'Age d'Or du comic : Namor, la Torche Humaine, Nick Fury, Captain America, Bucky et leur ennemi de toujours, Crane Rouge.
Toujours en 2009, Epting rejoint Jonathan Hickman sur Fantastic Four dont le point culminant sera la mort de Johnny Storm, The Human Torch, dans le numéro 587. Il dessinera ensuite les premiers épisodes de la nouvelle team (avec spider-man) rebaptisée FF pour Future Foundation.
La page présentée ici (Marvel Universe #1 story page 24 de 1998) et un beau résumé du talent de Steve Epting. Son sens de la composition et du storytelling, son trait précis et élégant, de facture classique, y font merveille. Elle est encrée par l'immense et mythique Al Williamson mort en 2010, auquel Epting voue une profonde admiration (il n'est pas le seul !).
vendredi 10 août 2012
MARKO DJURDJEVIC
D’origine Serbe, né en Allemagne le 23 janvier 1979, Marko Djurdjevic s’est d’abord fait connaître sur le net en « redesignant » les personnages de la série X-Men. Il est vite repéré et reçoit un coup de fil de Maison des Idées. Nous sommes alors en 2006. En quelques années il se fait un nom dans l’univers des Comics pour ses couvertures magistrales pour les titres : Thor, X-Men first class, Blade, Thunderbolts, Daredevil, Mystic Arcana, Wolverine Origins, Spider-man, Avengers, Hulk, Magneto, Captain America, Daredevil, Fear Itself et beaucoup d’autres. (On retrouve une partie de ses œuvres dans son premier artbook, The Marvel Art of Marko Djurdjevic.)
Marko Djurdjevic est un personnage entier et atypique, outre une passion revendiquée pour la vodka (cf. son site http://www.sixmorevodka.com/ et son ancien blog) il n’a pas hésité à claquer la porte de Marvel en 2011, à la suite de déclarations fracassantes sur son scénariste J.M. Straczynski.
Il y revient pourtant et, en 2012, c’est lui qui signe la couverture de Astonishing X-Men # 51 qui illustre le premier mariage gay de l’histoire des comics.
Plus rare comme dessinateur, il a débuté sur Thor. Il a ensuite travaillé sur Avengers, Ultimate Hulk, Age of Heroes, What If ? Civil War, Ultimate Captain America…
La planche présentée ici est la page 7 de Thor # 7 (mai 2008). Il s’agit d’une planche d’atmosphère, sombre et mystique entre runes et corbeaux d’Odin (Thor, couché dans un cercueil de pierre, est plongé dans le sommeil d’Odin afin de régénérer son pouvoir), parfaite pour être encadrée. Elle est ancrée par Danny Miki un des meilleurs encreurs du moment qui a travaillé avec David Finch, Joe Quesada, Olivier Coipel, Carlos Pacheco, Adam Kubert, Salvador Larroca ,etc.
La mise en couleur de la planche a été réalisée par Jelena Kevic Djurdjevic l’épouse de Marko. Il est intéressant de noter à quel point les détails d’encrage de Miki sur la dernière case (les deux arbres torturés et les deux corbeaux) disparaissent sur l’œuvre finale.
CQFD : vive le noir et blanc !
Marko Djurdjevic est un personnage entier et atypique, outre une passion revendiquée pour la vodka (cf. son site http://www.sixmorevodka.com/ et son ancien blog) il n’a pas hésité à claquer la porte de Marvel en 2011, à la suite de déclarations fracassantes sur son scénariste J.M. Straczynski.
Il y revient pourtant et, en 2012, c’est lui qui signe la couverture de Astonishing X-Men # 51 qui illustre le premier mariage gay de l’histoire des comics.
Plus rare comme dessinateur, il a débuté sur Thor. Il a ensuite travaillé sur Avengers, Ultimate Hulk, Age of Heroes, What If ? Civil War, Ultimate Captain America…
La planche présentée ici est la page 7 de Thor # 7 (mai 2008). Il s’agit d’une planche d’atmosphère, sombre et mystique entre runes et corbeaux d’Odin (Thor, couché dans un cercueil de pierre, est plongé dans le sommeil d’Odin afin de régénérer son pouvoir), parfaite pour être encadrée. Elle est ancrée par Danny Miki un des meilleurs encreurs du moment qui a travaillé avec David Finch, Joe Quesada, Olivier Coipel, Carlos Pacheco, Adam Kubert, Salvador Larroca ,etc.
La mise en couleur de la planche a été réalisée par Jelena Kevic Djurdjevic l’épouse de Marko. Il est intéressant de noter à quel point les détails d’encrage de Miki sur la dernière case (les deux arbres torturés et les deux corbeaux) disparaissent sur l’œuvre finale.
CQFD : vive le noir et blanc !
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